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AEPPC

L’Association pour l’Enseignement de la Psychothérapie Psychanalytique Corporelle, AEPPC, a été créée le 26 janvier 2008 par Monique Dechaud-Ferbus et son équipe de l’Association Pour l’Enseignement de la Psychothérapie de Relaxation (APEPR). Elle promeut une Psychothérapie Psychanalytique Corporelle (PPC) qui vise à reprendre et à symboliser les traces archaïques laissées par des distorsions dans les relations primaires. Ces traces, non symbolisées, s’expriment par le langage du corps (mouvements, qualité du tonus musculaire, sensations, sensorialité) et non par le langage verbal qui ne constitue pas une médiation dans la relation entre le patient et l’analyste.

La Psychothérapie Psychanalytique Corporelle (PPC) est un aménagement du dispositif de la cure psychanalytique classique qui demeure le cadre de référence. La PPC est issue de la rencontre entre les recherches de J. de Ajuriaguerra sur le dialogue tonico-émotionnel dans la relation du transfert et du contre-transfert, et la métapsychologie freudienne. Elle s’inscrit dans le champ des extensions de la psychanalyse défini par la Société Psychanalytique de Paris (SPP).

Le dispositif de la Psychothérapie Psychanalytique Corporelle (PPC) où l’analyste est assis devant le patient allongé, utilise la médiation de la perception visuelle et sensorimotrice, du fait d’un défaut du langage verbal à médiatiser la communication entre le patient et l’analyste. La perception et la sensorimotricité sont requis pour relancer les processus de symbolisation dans la relation du transfert et du contre-transfert. Le processus psychanalytique en PPC passe par la relation avec l’analyste en personne, et donc par l’inter-relationnel, pour organiser l’intrapsychique à partir de l’auto-observation des vécus corporels dans la relation analytique.

C’est à partir de la parution de «  L’expression verbale des vécus corporels » par Marie-Lise Roux, dans La Revue Médicale de Psychosomatique en 1967, que les recherches psychanalytiques sur les expressions corporelles inconscientes entrent dans le champ d’extension de la psychanalyse. La PPC est une psychanalyse de la mémoire du corps (cf. ci-contre M. Dechaud-Ferbus, 2011, La psychothérapie psychanalytique corporelle. L’inanalysable en psychanalyse. Le divan par devant. Et, Cet autre divan. Psychanalyse de la mémoire du corps).

Certains échecs de la psychanalyse dans le cadre de la cure classique (où l’analyste est assis derrière le patient allongé sur le divan) et de psychothérapies en face à face assis, ont pu être ramenés aux défauts de médiation du langage verbal, issus de distorsions dans les relations primaires, pour certaines organisations psychiques : les souffrances psychotiques, certains états limites, les souffrances somatiques et, en général, les souffrances du narcissisme et les problématiques identitaires. Toutefois, il est important de savoir que toute personne entreprenant un travail psychanalytique à partir du corps, dans le dispositif de la PPC, peut y trouver un intérêt pour son fonctionnement psychique.